Corlier.
Le château de Corlier ou Corlieu se situait sur l'éperon rocheux qui domine le village. Il n'en reste, aujourd'hui, pratiquement aucune trace.
Le château de Corlier se situait sur l'éperon rocheux qui domine le village. Il n'en reste, aujourd'hui, pratiquement aucune trace.
Aucune description nous permettant de connaître les proportions réelles de la bâtisse. En 1330, d'après les comptes de la châtellenie de Lompnès, le château était mentionné sous le nom de bâtie, signifiant que ce château fut un ou des bastions de bois avec peut-être une partie en pierre. Par conséquent, la construction en pierre est postérieure. Toujours en 1330, en pleine guerre delphino-savoyarde, le château fut pris pendant deux jours par les troupes savoyardes menées par un certain Guillaume dit "de Résinand", qui y fut blessé. Humbert de Châtillon (dit "Provaint"), châtelain de Saint-Rambert, paya dix sous pour les soins dudit Guillaume. Afin de s'emparer de l'édifice, les assaillants ont brulé la porte avec du bois et de la paille. À la Pâques, le Dauphin rassembla ses troupes à Lagnieu afin de récupérer le château, mais cette opération ne put se faire. À partir de ce moment, c'est le châtelain de Lompnès qui prit la garde du château. Il aurait été détruit au XVIe ou XVIIe siècle, peut-être lors du rattachement du Bugey à la France en 1601. Actuellement, une statue de la Vierge témoigne de l'emplacement de ce château. Les fondements d'une tour restent quand même visibles
Maison forte:
Il aurait aussi existé une première maison forte à Corlier qui, selon un acte datant de 1341, la situe non loin du château (en dessous de l'éperon rocheux). Elle est encore mentionnée dans des actes datant de 1344 et 1351. Une seconde maison forte est, quant à elle, mentionnée en 1454 sous le nom de "Lestanchi". Guillaume de Rougemont en 1337 la cède au Comte de Savoie avec le moulin qui se situe à proximité en échange de la seigneurie de Lompnès. Après la destruction du château, une maison forte fait office de "château". Le procès verbal datant du 27 mars 1776 nous dit que des pierres de taille, des portes et des fenêtres furent démontées du château de Rougemont pour la réfection de ce bâtiment. On ne sait actuellement le lieu de cette demeure et si elle existe encore.
Quand Mgr Devie passa à Corlier en 1835, son secrétaire nota : « entre Aranc et Corlier, on aperçoit les ruines d'un ancien monastère que les habitants du pays appellent encore le couvent des Dames. La tradition porte que c'étaient des religieuses placées dans cette maison et qui furent transférées à Seyssel ». Il s'agirait peut-être du château détruit en 1601. Le géographe Corcelle signale lui aussi, l'ancien couvent des Dames de Blyes à Corlier. Il pourrait s'agir ici du prieuré de Cléon sur la commune de Corcelles
Corlier était une seigneurie en toute justice, avec château, du domaine des abbés de Saint-Rambert-en-Bugey qui s'associèrent aux comtes de Savoie à la fin du XIe siècle. La seigneurie passe aux mains de la famille de Rougemont au XIIe siècle. En 1274 la seigneurie fut vendue par Guillaume de Rougemont à son frère Étienne de Rougemont. Jean de Rougemont, fils d’Étienne, en fit hommage aux sires de Thoire et Villars vers l'an 1375. Hugonin du Breul, second fils de Jean II du Breul fut chevalier et seigneur de Corlier à cette époque. Les sires appliquèrent la haute, moyenne et basse justice conjointement avec Jean de Rougemont. Ces derniers inféodèrent la seigneurie de Corlier le 11 juin 1381 à Pierre de Layrieux. Au XVIIe siècle, elle est partagée entre le duc de Nemours, le comte de Montréal, les barons de Châtillon de Corneille et de la Bâtie sur Cerdon, les seigneurs de Rougemont, de Lantenay, de la Vellière, de Bouvens, de la Cueille et les chartreux de Meyriat. Le château fut cédé, par la suite à la famille Montillet de Champdor et ce jusqu'à la Révolution.
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